Amalthee
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La lutte du peuple Français pour l'abolition du modèle économique de l'esclavage dans la Mer des Indes à l'Isle Bonaparte;Racontée à nos enfants
Didier Murat
- Amalthee
- 2 Septembre 2020
- 9782310048392
Nous connaissons beaucoup sur un sujet aussi sensible que l'esclavage du point de vue de l'opprimé, mais qui sont les acteurs qui ont lutté en amont afin que la liberté triomphe et devienne un enjeu humain universel ?
Car si l'on trouvait des anciens engagés et des colons blancs sur l'île de la Réunion, l'on remarquait aussi des colons noirs qui comptaient dans leurs rangs et à leur service des engagés ou des esclaves. Comment est-ce possible ? Une pareille situation remet ainsi en cause les caractéristiques du rang administratif (esclave, engagé, maître ?) de la « condition humaine » de ceux qui vivent dans un même lieu. Au-delà de la délinquance et des mauvais traitements, cela démontre que le monde créole à la Réunion n'était peut-être ni tout blanc, ni tout noir.
Alors, la lutte de l'opprimé serait-elle le seul facteur dans le basculement de ce modèle d'esclavage en vigueur sur l'île ? D'autres catalyseurs comme « La Lutte du Peuple Français » ou d'autres situations de fait centrées sur une cause juste ont-ils contribué à aboutir à ce résultat inéluctable ?
À travers une lecture dépassionnée à la lumière des faits et sans aucun jugement, l'auteur propose ici une rétrospective richement documentée de l'histoire de l'abolition de l'esclavage de Napoléon à Victor Schoelcher.
Didier Murat est membre de la Société Académique Arts-Sciences-Lettres Paris. Ancien Inspecteur Auditeur Bancaire et Chargé d'Enseignement à l'Université de la Réunion, il a été formateur afin d'aider les chômeurs dans la gestion de leur projet d'entreprise sur l'île. Membre du bureau au sein de diverses associations, il est l'auteur de plusieurs ouvrages aux Éditions Amalthée. -
Depuis Charlemagne, de nombreux moyens de défense se sont succédés à la pointe du Médoc, avec pour objectifs de protéger l'accès à la Gironde et à Bordeaux. Pendant la période Napoléonienne, la France bataille durement contre les Anglais, la Saintonge et la Guyenne ne font pas exception, bien au contraire. Cette période voit l'érection de plusieurs ouvrages de défense sur les côtes Girondines et principalement à la Pointe de Grave. L'endroit est idéalement situé à l'arrivée des passes Sud de l'estuaire qui sont aussi les plus utilisées. Sa position lui confère naturellement une mission ancestrale de guet qui mobilisera en tout temps de nombreux personnels et moyens de communication pour mieux alerter. Elle est aussi pertinente sur le plan militaire et fédère la construction de nombreux ouvrages de défense d'une grande puissance de feu. Ils mobiliseront d'importants moyens matériels et humains pour leur construction et leur entretien.
Les compagnies de guet et de garde-côtes seront mobilisées en partie dans la population venant des paroisses locales comme Talais, Saint Vivien, Grayan, Vensac, Vendays qui sont regroupées dans la sixième Capitainerie dite de Soulac.
C'est entre 1811-1814 que fut construite à la pointe du Médoc le plus important de ces ouvrages. D'autant plus important qu'il est l'élément essentiel de la projection d'une vision stratégique de Napoléon. C'est aussi pour cela que ce dernier supervisera les diverses étapes de son avancement et de son armement. -
Le diocèse de Nantes au XIXe?siècle est véritablement une terre de chrétienté, avec une très forte pratique religieuse dans les campagnes et un clergé abondant. Dans ce monde rural dont ils sont majoritairement eux-mêmes issus, les «?bons prêtres?», curés, vicaires ou simples desservants oeuvrent dans le cadre concordataire depuis 1801 comme fonctionnaires de l'État. Personnalités incontournables, ils sont par leur rayonnement ou leur autoritarisme au coeur de la communauté paysanne. À partir de sources pour la plupart inédites, cet ouvrage dresse le tableau de leurs rapports quotidiens avec leurs fidèles, leur hiérarchie et les autorités locales, notamment à la fin du siècle marqué par la montée de l'anticléricalisme. Ainsi se dessinent, avant la Séparation de l'Église et de l'État au début du siècle suivant, ces traits caractéristiques du «?métier de curé?» avec ses grandeurs et ses faiblesses.
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For the Fallen They shall not grow old, As we that are left grow old, Age shall not weary them, Nor the years condemn. At the going down of the sun, And in the morning, We will remember them. Robert Laurence Binyon (10.08.1869 - 10.03.1943)
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Les Mérovingiens ; ravissante Frédégonde ; reine de fer
Claude Farnoux
- Amalthee
- 25 Février 2013
- 9782310013932
La reine Frédégonde reste l'un des personnages « sulfureux » de notre passé pour l'histoire traditionnelle. Claude Farnoux s'attache à redresser ce jugement et nous transporte dans un univers oublié de notre histoire : celui des temps mérovingiens qui préparèrent le Moyen Âge. L'auteur réhabilite à nos yeux de façon très vivante cette très belle reine qui fut souveraine des Francs de Neustrie et qui dut lutter constamment contre les dangers et les menaces qui l'assaillirent, jusqu'après la mort de son mari, le roi Chilpéric I, avec lequel elle vécut une grande passion. L'une des originalités de cet ouvrage est l'étude psychologique approfondie de cette femme, née d'abord esclave mais qui sut captiver le coeur du roi et mena, une fois veuve et grâce à ses qualités, une régence remarquable pour permettre à son jeune fils de régner. Claude Farnoux est un spécialiste de la civilisation et de la vie quotidienne à l'époque mérovingienne sur lesquelles il a publié de nombreux articles dans des revues historiques et archéologiques et animé de nombreuses conférences.
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Évariste, instituteur, est un personnage peu ordinaire, hors norme pourrait-on dire. Suivant son chemin personnel, loin du tumulte du monde et de ses doctrines asservissantes, il jette sur celui-ci un regard intelligent et froid, dénué de complaisance mais non d'amour. Les vérités acquises ou révélées, ce n'est pas pour lui. Aussi fait-il quelque peu figure d'extraterrestre dans un univers qui ne le concerne pas vraiment. Ce qu'il aime, son « credo » à lui ? Les vraies valeurs, les valeurs fondamentales : amour, amitié, sincérité, humilité, pureté de la pensée. Des valeurs qu'il s'efforce de promouvoir autour de lui. Mais c'est là une lutte de chaque instant : « Cent fois sur le métier, remettez votre ouvrage. » Dans ce monde peuplé de gens tous plus « formidables » les uns que les autres, le commun des mortels se perd. Mais Évariste, lui, tient bon la barre et le cap. Soucieux de son indépendance physique et morale, il fait de la résistance, refusant tout compromis, l'anti-héros en quelque sorte. Est-il vous, suis-je lui ? Un questionnement auquel nul ne saurait échapper. et qui remet en cause la finalité sociale de l'individu.
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Bruits dans le monde du silence ; Ursula, l'oreille de la Marine pendant la Guerre Froide
Ursula Pacaud-meindl
- Amalthee
- 25 Janvier 2011
- 9782310008136
L'auteur compose ici une mosaïque d'un temps mouvementé vécu en Allemagne et en France et base son récit sur deux destins hors du commun, celui de son père - Eugène Meindl, Général allemand de renom et commandant d'un Corps d'Armée parachutiste - et le sien. De nombreuses lettres écrites entre 1940 et 1951 témoignent de cette période.
Ursula est arrivée en France en 1947, sous contrat avec la Direction des Constructions et Armes Navales. Son service, spécialisé dans l'identification du bruit rayonné dans l'eau par les bateaux, a atteint une renommée internationale. Pour ses travaux, elle fut nommée Chevalier de l'Ordre National du Mérite en 1981, on lui remit l'insigne du Sous-Marinier frappé d'un glaive en 1982 et elle devint Chevalier de la Légion d'Honneur en 1987.
L'auteur utilise ces deux destins comme fil d'Ariane pour témoigner des motivations de sa génération, de la vie en Allemagne et, plus tard, en France. Elle guide le lecteur à travers des périodes clés du XXe siècle.
Née en 1922 à Ulm, Ursula Meindl passa sa jeunesse dans une Allemagne qui vivait sous l'autorité d'Hitler avant de venir en France dans les circonstances particulières d'après-guerre.
Son livre Keine Stille herrscht im Wasser a été édité en 2005 en Allemagne.
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Le hameau de la Reine Marie-Antoinette recelait des trésors : des lettres codées qui, une fois déchiffrées, permettent de mettre à jour la pensée profonde de Louis XIV et les doubles origines du futur Grand Monarque Henry V. La Reine avait épousé, pour le meilleur et pour le pire, le destin de la France qui, avec la destinée de l'Homme, représente pour elle un sujet majeur que sa grande foi en Dieu lui permet de comprendre. Elle révèle également dans ses écrits symboliques le grand axe de la Terre et la date du basculement de celui-ci, un vaste sujet autour duquel Louis XIV et Le Nôtre ont agencé les bosquets de Versailles. Du plan d'évasion du Temple à son testament avec sa dernière pensée pour le Dauphin, c'est la vie de la plus grande Reine de France qui est décryptée ici.
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" Vivre dans la défaite, c'est mourir tous les jours " Napoléon Ier " Napoléon a épuisé la bonne volonté des Français, fait abus de leurs sacrifices, couvert l'Europe de tombes, de cendres et de larmes ; pourtant, ceux-là même qu'il fit tant souffrir, les soldats lui furent les plus fidèles, et de nos jours encore, malgré le temps écoulé, les sentiments différents, les deuils nouveaux, des foules venues de tous les points du monde rendent hommage à son souvenir et s'abandonnent, près de son tombeau, au frisson de la grandeur. " Charles de Gaulle
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"l'affaire "Charles Henri" ou les aléa d'une généalogie franco-indochinoise
Collectif
- Amalthee
- 26 Avril 2011
- 9782310007993
Tout est si approximatif et vain dans ces quêtes d'un passé révolu qui s'épaissit à chaque fois qu'on croit le rattraper...
Sans doute en est-il ainsi de cette quête indochinoise qui nous conduira vers de fausses pistes, celles de Félix Palamède de la Grandière. celle des innombrables Lagarde depuis Henri-Paul, celle de la mystérieuse tante qui servit de tutrice à " Charles-Henri "... Des images encore vivantes : celles de Robert Fontaine (1924-1973) traqué dans ses apparitions tel un fantôme. Une galerie de portraits plus vrais que nature qui vous font oublier l'origine de votre enquête, et que la dure réalité historique anéantit par son implacable chronologie.
Ces fictions croisées nous dévoilent des personnages à l'identité trouble, en fuite de leur passé ou d'eux-mêmes, semblant s'acharner à ne laisser aucun indice tangible pour mieux disparaître.
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Les pionniers de la guillotine sèche en Guyane française sous le Directoire. Hors des sentiers battus, Philippe Peyrouton Laffon de Ladebat nous fait revivre, à travers ce récit historique, le drame de ces oubliés de l'Histoire : les déportés politiques en Guyane. Exilés par le Directoire, pour délit d'opinion, loin de leur patrie et de leurs attaches, ils vont affronter les cruautés des hommes et les violences de la nature. Que de vies gâchées par cette « guillotine sèche » ! Que d'espérances envolées ! C'est tout un drame humain qui se trouve ici relaté, dans un style émouvant et personnel par un des descendants de ces « déportés de fructidor ».
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Edmond Chartier ; déporté résistant, matricule 22873
Alexandre Rosada
- Amalthee
- 18 Novembre 2010
- 9782310007085
Edmond Chartier, ancien Résistant - déporté en 1944, avec son frère jumeau, dans le camp de Dachau puis dans le camp de travail de la vallée du Neckar, à l'âge de vingt ans - a toujours voulu transmettre aux jeunes générations son témoignage de la déportation et de la barbarie. Arrêté par la Gestapo dans la région du Mans, alors qu'il était agent de liaison pour l'Organisation de la Résistance Armée, il a subi les interrogatoires, la déportation dans un convoi de la Mort, puis l'enfer concentrationnaire d'un camp d'extermination, avant d'être utilisé comme esclave dans un camp de travail et une mine souterraine, dont il nous livre le secret. Son récit de vie reste plus que jamais un témoignage universel des valeurs et de l'esprit de résistance. C'est une trace de l'engagement qui habitait certains jeunes hommes de l'époque, qui ont donné leur vie ou une partie de celle-ci, pour honorer la cause, qu'ils avaient décidée de défendre.
Avec ce livre Edmond Chartier nous raconte aussi l'épreuve de vie ultime qu'il a enduré face au régime nazi. Installé en Calédonie depuis 1963, dans ce pays qu'il aime, il délivre chaque année dans les écoles, et à ceux qui ne l'ont pas vécu, son récit de vie, afin que plus jamais on n'oublie la barbarie. Ses décorations sont nombreuses notamment, il est officier de la Légion d'Honneur, Croix de Guerre avec palmes, médaillé de la Résistance et Croix du Combattant Volontaire.
Alexandre Rosada, est Journaliste Grand Reporter pour France Télévisions. Présentateur de débats de sociétés et documentariste tant télévisés que radiophoniques. Il est aussi auditeur de l'Institut des Hautes Études de Défense Nationale.
Pour en savoir plus: http://www.rosada.net
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La vie et l'oeuvre d'Henry Dunant ont profondément marqué l'histoire du XIXe siècle. Certes, dans le passé militaire, depuis l'Antiquité, des initiatives avaient été prises pour soigner les blessés sur le champ de bataille mais elles restèrent sans lendemain...
Son génie est d'avoir été là, au bon moment, pour créer une institution à caractère général et universel afin " d'humaniser la guerre ". Cela fut rendu possible grâce à des dispositions personnelles (sensibilité, volonté, etc.), à une éducation maternelle tournée vers une charité active et au concours de sociétés genevoises tournées elles aussi vers les oeuvres sociales inspirées de la ferveur calviniste.
En 1901, Dunant reçut le premier prix Nobel de la paix pour la fondation de la Croix-Rouge internationale et l'initiation de la première convention de Genève.
Né à Genève le 8 mai 1828, c'est à Heiden (en Suisse) qu'Henri Dunant acheva une existence " bien remplie " comme " pionnier de l'humanitaire " le 30 octobre 1910. Il y fustigea par écrit sa rage contre l'immobilisme et l'hypocrisie d'un monde qui ne sait pas trouver les voies de la réconciliation universelle.
Né à Oran, Algérie, en 1924, l'auteur a écrit plusieurs articles de revues et un livret pour l'association Henry Dunant à Paris.
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En habit de peaux vendéennes ; et fours à pains aux Mainoises
Jean-henry Bouffard
- Amalthee
- 28 Septembre 2010
- 9782310006927
J'ai écrit cet ouvrage dans un souci de vérité sur le génocide de la Vendée Militaire et du Choletais en deuxième partie, car il faut le garder en mémoire c'est un devoir.
Je peux en parler d'autant plus que mes ancêtres Vendéens étaient dans ce combat (Jean Brevet, un de mes aïeux, fut fusillé par les Bleus à Nantes) ; Beaufreton, Lerein (massacré à La Flocelière), Bodin, Guilberteau, Jaguenaud, Rambaud, Baron, Monneau, Fonteneau etc..., ils sont cités, pour certains, dans les listes. Mes aïeuls Vendéens ont, comme certainement d'autres Vendéens, donné beaucoup au pays; dans la Royauté, Sous l'Empire (la Russie et en particulier la Bérézina) et la République (14-18 tranchée des baïonnettes, chemin des dames, bataille de Verdun), 1940 les camps d'Allemagne, de Pologne et de Poméranie (sans oublier 1870) et enfin, moi, le dernier homme de la lignée Vendéenne, victimes des Essais nucléaires Français en Polynésie, sans indemnisation, sans reconnaissance de la Nation.
Je dédicace cet ouvrage, en mémoire, à ceux de la Vendée Militaire (Poitou, Maine et Anjou) qui ont combattu dans cette terrible bataille contre une déferlante de feu, de massacres en tout genre aussi raffinés les uns que les autres, d'affreuses mutilations dont Hitler n'a rien inventé dans le genre. Nous pourrions dire qu'il était plus " humain " car il gazait avant d'enfourner "le bon Pain". Ce génocide Vendéen (Poitou, Maine et Anjou) n'a épargné, ni les femmes, ni les enfants, ni les bébés, certaines femmes ont combattu pieds nus, car dans le bocage ou le Marais Poitevin à part les privilégiés avec des sabots beaucoup n'avait que des guenilles et sans sabots, mais quel courage avaient toutes ces femmes et hommes au combat dans la protection de leur bien, leur foi, de leur terre et surtout " la défense de cette liberté dont ils sont un symbole "; ils l'ont montré aussi dans les deux grandes guerres sans oublier celle de 1870, sous la République.
Ce sont eux, femmes et hommes de cette terre qui ont fait la Gloire de La Vendée, cette Vendée qu'ils aimaient et que nous aimons, merci à eux.
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Michel Grangeon, psychiatre hospitalier puis psychanalyste, dut changer de nom sous l'Occupation, du fait de l'engagement de son père dans la Résistance. Il en garda un évitement phobique du sol allemand. Par ce travail clinique sur Hitler et le nazisme, il a cherché à réintégrer ce passé traumatique dans le vif du cours de l'histoire. Un secret de famille faisait que le Führer ignorait qui était son grand-père paternel : son grand-père officiel ou le frère de ce dernier ? L'auteur découvrit que la folie meurtrière d'Hitler envers les Juifs était corrélée au trafic de paternité. Cette paranoïa rend compte du sort inouï réservé aux victimes, par le Führer et ses complices. En dépliant pas à pas cette construction délirante, s'impose que tout se joue autour de la proximité de l'inceste, du « crime contre le sang », d'avec le « crime contre la race ». Toutefois, le nazisme, comme biopolitique, s'inscrit aussi dans un mouvement de bascule des États européens dans le totalitarisme. L'offuscation provoquée par la cruauté du nazisme provient largement d'une surestimation des progrès de notre civilisation policée. Fondamentalement, l'homme n'est pas fait pour respecter les lois qu'il s'impose, en raison de son narcissisme structurel. La dérive de tous les régimes prétendus socialistes dans le népotisme relève du même travers. Présentement, le capitalisme s'avère, lui aussi, catastrophique à d'autres égards. Reste à se méfier de tous les détraqués qui prétendent savoir ce qui fait notre bonheur, comme le disait Freud du président Wilson, lequel prétendait entretenir une relation privilégiée avec Dieu.
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Harkis mes frères est le récit de la vie d'un jeune homme de dix-huit ans attiré par le métier des armes.
Au tout début de la rébellion, dès mai 1955, il s'engage pour servir en Algérie. Incorporé dans un régiment de zouaves à Oran où il fait ses classes et pelotons, il est nommé sergent en Oranie. Blessé, il est rapatrié en métropole au mois de novembre 1956. Après un séjour de trois mois à l'hôpital militaire de Dijon, il rejoint l'Algérie à la frontière tunisienne à Tébessa dans les Némenchas, plus précisément à Chéria.
Il y prend le commandement de jeunes appelés du contingent, d'abord en tant qu'adjoint puis comme chef de section, et cela jusqu'en février 1959. Muté à Seïar au sud des Aurès, il est ensuite appelé à commander une harka malgré son jeune âge - vingt-deux ans - et son grade de sergent-chef. Seul européen au milieu d'hommes rudes, mais aussi dévoués que fidèles, il partage leur vie jusqu'en janvier 1962.
En compagnie de sa bande de chaouïas, il se frotte aux rebelles de passage dans son secteur, entre la ligne Morice et les Aurès, pendant trois ans.
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« La correspondance fictive présentée ici a suivi au moment de son élaboration une piste unique et universelle : les chemins de l
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Ce livre est le récit de la vie de deux enfants de la montagne : marqués dès leur naissance par un sort cruel, déracinés de la terre comme des millions d'autres en ce siècle.
Ils furent aussi meurtris par les règles sociales, mais surtout par l'Histoire, la grande, en particulier les guerres monstrueuses de ce siècle tragique. Par leur tenacité ils ont connu cependant une certaine réussite.
De même le lecteur, surtout le jeune, pourra peut-être mieux mesurer le bouleversement de notre civilisation depuis un siècle : du bât et de l'araire à l'ordinateur, internet, le portable et l'A380.
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Entre deux guerres : un destin peu ordinaire
Celine Foulon-Aversenq
- Amalthee
- 19 Décembre 2006
- 9782350274935
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Faut-il, comme le disait de Gaulle à Alain Peyrefitte, n'avoir « aucun regret » de l'alliance avec les communistes pendant la guerre ? « L'histoire lui donnera-t-elle raison », comme il le confiait à son gendre, sur l'Algérie algérienne et les accords d'Évian ?
Les fondements institutionnels, idéologiques et économiques de la Ve République sont-ils encore d'actualité dans le monde d'aujourd'hui ?
La façon dont le général de Gaulle a traité les problèmes de la France a profondément marqué notre pays et laissé des traces prononcées dans la société, les institutions et l'économie. Mais toute thérapie entraîne des effets secondaires indésirables sur lesquels, avec le bénéfice de plus de cinquante ans d'histoire, l'auteur porte un regard argumenté et actuel.
Claude Bouchy est à l'aube de l'adolescence lorsque le général de Gaulle revient au pouvoir en 1958. Après un Master of Business Administration à Harvard, il entre dans l'industrie pharmaceutique et exerce des responsabilités de dirigeant dans plusieurs pays. Plus tard, il devient entrepreneur. Au total, l'auteur passera la moitié de sa vie professionnelle en dehors de la France, ce qui lui apporte un regard distancié sur notre pays et son histoire.
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Automne 1808 ; la campagne de Napoléon en Espagne ; la victoire échappe au vainqueur
Michel Molieres
- Amalthee
- 20 Décembre 2013
- 9782310016353
Juillet 1808. La cuisante défaite du général Dupont à Bailen a eu une double conséquence: Joseph Bonaparte a été chassé de sa capitale quelques jours seulement après y être entré, et un coup terrible a été porté aux yeux de l'Europe au mythe de l'invincibilité des troupes impériales. Napoléon a alors décidé d'intervenir personnellement pour rétablir cette situation particulièrement délicate, avec un objectif stratégique triple: reconquérir Madrid et rétablir son frère sur le trône, chasser les Anglais de la Péninsule où ils sont établis depuis leur victoire à Vimeiro sur le général Junot, puis revenir sur Madrid par Séville pour conquérir le sud de l'Espagne. Après l'exposé de la situation militaire initiale et de la mise sur pied du corps expéditionnaire, c'est le déroulement des opérations militaires résultant des plans d'opération des protagonistes et leur mise en oeuvre qui est étudié: la marche au pas de charge (7 novembre 4 décembre) vers Madrid, rythmée par les victoires françaises de Tudela, de Burgos, d'Espinosa et de Somo Sierra,qui s'achève par la prise de Madrid, où, pendant quelques jours, l'Empereur s'emploiera à «moderniser» la société espagnole. Vainqueur, il se tourne alors contre l'armée anglaise venue au secours de ses alliés. Après l'avoir localisée, il se lance à sa poursuite; mais, sur le point de l'atteindre, la menace que fait peser l'Autriche sur la paix en Europe nécessite sa présence à Paris; il doit, début janvier 1809, abandonner le commandement de ces opérations. L'objectif stratégique ne sera pas atteint; partout vainqueur, la victoire lui échappera, comme ce sera souvent le cas au cours de cette guerre.
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Dans la première partie de son ouvrage, Gilbert Roudergues-Torre, infirmier-anesthésiste, revient sur ses aventures au Royaume du Laos, lors de son affectation en 1964. Il nous y décrit des paysages et des personnages hauts en couleur, mais le fil rouge du roman est la vie extraordinaire de Pierre Muller, un militaire de la légion étrangère, ancien chirurgien de la Waffen SS ; son parcours dans l'armée allemande l'avait amené à participer à la bataille de Stalingrad et à la défense de Berlin, côtoyant Hitler dans son bunker.
La seconde partie nous plonge dans l'histoire postcoloniale de la France avec des anecdotes pleines de suspens et de rebondissements passant de la débâcle de Langson à Diên Biên Phu, de la guerre d'Algérie au débarquement à Suez en Égypte.
La troisième partie décrit la montagne Corse, le 2.m. REP de Calvi, de Kolwezi à la guerre du Golfe.
Le tout est un appel à la paix entre les peuples : un message d'amour