Filtrer
Rayons
- Jeunesse
- Bandes dessinées / Comics / Mangas
- Policier & Thriller
- Romance
- Fantasy & Science-fiction
- Vie pratique & Loisirs
- Tourisme & Voyages
- Arts et spectacles
- Religion & Esotérisme
- Entreprise, économie & droit
- Sciences humaines & sociales
- Sciences & Techniques
- Scolaire
- Parascolaire
- Dictionnaires / Encyclopédies / Documentation
Support
Éditeurs
Langues
Prix
Fayard
-
" Même un paysage tranquille, même une prairie avec des vols de corbeaux, des moissons et des feux d'herbe, même une route où passent des voitures, des paysans, des couples, même un village pour vacances, avec une foire et un clocher, peuvent conduire tout simplement à un camp de concentration... "Ainsi Jean Cayrol, avec le seul regard de l'étonnement et de la précision quotidienne, raconte le drame de notre planète où furent anéantis, au milieu du XXe siècle, des millions d'être humains.Ce récit, qui constitue la trame de Nuit et Brouillard (Nacht und Nebel), le film d'Alain Resnais, est enfin disponible à la lecture.Jean Cayrol est né en 1911 à Bordeaux. Recalé (heureusement) au doctorat de droit, il se consacre à l'écriture. Déporté à Mauthausen, au retour il publie Je vivrai l'amour des autres qui reçoit le prix Renaudot.Jean Cayrol devient alors éditeur. Plus précisément, il sera pendant 30 ans, aux Editions du Seuil, découvreur d'écrivains de talent. Puis il est élu membre de l'Académie Goncourt.L'ensemble de son oeuvre (romans, essais, poèmes) représente une quarantaine d'ouvrages et des films. Nuit et Brouillard a été traduit en allemand par Paul Celan.
-
Éloquence de la sardine ; incroyables histoires du monde sous-marin
Bill François
- Fayard
- 9 Octobre 2019
- 9782213712949
Et si l'on écoutait sous l'eau ? Drôle d'idée ?
Pourtant, dans leur « monde du silence », les poissons parlent... et ils ont bien des choses à nous dire !
À la fois scientifique, spécialiste des animaux marins et orateur, Bill François nous entraîne avec simplicité et humour à la rencontre des baleines musiciennes ou du cabillaud qui a découvert l'Amérique. Il donne la parole à la sardine comme au thon rouge, nous fait entendre la voix de l'hippocampe et le chant des coquilles Saint-Jacques.
À la lumière des méduses fluorescentes aux couleurs invisibles, ce livre est une plongée dans les profondeurs de la Science et de l'Histoire, où les légendes sont souvent plus crédibles que l'incroyable réalité.
Mythes, anecdotes et découvertes scientifiques nagent de concert dans ce récit, immersion onirique pour s'émerveiller et respecter cet univers insoupçonné.
Vous ne verrez plus jamais de la même façon une sortie à la plage, votre sandwich thon-crudités ou un plateau de fruits de mer... -
C'est le récit de ce que l'on vit quand on a un parent alcoolique.
De l'enfance cabossée et des « il faut faire avec » qu'on a trop entendus. Jusqu'au jour où le compte n'y est plus.
Comment se construire avec un père qui boit ? Comment grandir quand il va de cure en rechute ? Comment devenir quelqu'un quand il n'est plus personne aux yeux de la société ?
Dans ce livre, une jeune femme a donc décidé de redonner sa place à un père qui a trop bu. Pour elle, pour lui, pour la dignité, elle a retracé sa route. Et dans cette quête, elle a trouvé l'indulgence, le pardon, la tendresse. Elle a même trouvé la paix.
Olivia Leray est journaliste et chroniqueuse. De l'eau dans ton vin est son premier livre. -
Tout le monde savait. Tout le monde se doutait. Beaucoup de gens avaient leur petite idée de ce qui pouvait m'arriver dans l'intimité du foyer. Les coups, la violence banalisée, les humiliations quotidiennes... Tous les invariables de cette vie qui n'en est pas vraiment une. Un jour, pour qu'il ne nous tue pas, je l'ai tué.
Depuis cette nuit-là, celle du 13 mars 2016, le sommeil ne m'a plus jamais trouvée.
Je pense à mon procès. Ces cinq jours devant la cour d'assises de Chalon-sur-Saône, au cours desquels la société va me demander de raconter mon histoire. C'est encore un combat entre lui et moi.
Est-il possible qu'on me comprenne ? Vais-je être écoutée, ou entendue ? Est-il encore capable de me faire du mal, de m'envoyer finir ma vie en prison ?
Dès l'âge de douze ans, Valérie Bacot connaît la peur et l'emprise auprès de Daniel, son beau-père, son violeur, puis son mari et proxénète. Elle raconte ici sa vérité, celle de la tyrannie quotidienne et de l'abandon.
-
"Quand je serai grande" : Des foyers de l'Aide sociale à l'enfance aux sapeurs-pompiers de Paris
Bessora, Joranne
- Fayard
- Documents Fayard
- 12 Février 2025
- 9782213731247
« C'est vrai, on ne peut pas toujours réparer son enfance.
On ne guérit pas toujours de ses blessures. Mais l'horizon reste possible. J'ai parcouru un joli chemin depuis que maman m'arrachait les cheveux. »
À 6 ans, Joranne est placée à l'ASE : ses parents ont été incarcérés, pour actes de torture et de barbarie. On se croirait dans Les Misérables de Victor Hugo... Alors quand elle sera grande, décide Joranne, elle sera éducatrice spécialisée pour aider les enfants maltraités. Mais à 16 ans, un déni de grossesse de 8 mois bouleverse ses plans. Par peur de reproduire le schéma de ses parents, elle accouche sous X et reprend ses études. Or son fils est inadoptable. Voilà Joranne en centre maternel avec lui.
Enter rires et larmes, elle apprend à devenir mère. Son désir d'aider la pousse à tenter, et à réussir avec brio, le concours des Pompiers de Paris. Soldate du feu, Joranne intervient lors de l'incendie de Notre-Dame... en attendant d'accomplir son rêve d'enfant. Après une carrière de pompier à la ville de Paris, Joranne est
désormais pleinement engagée dans la protection de l'enfance.
Romancière, Bessora est lauréate de nombreux prix littéraires, dont le Prix suisse de littérature et le prix Kourouma pour son dernier livre (Vous les ancêtres, Editions J-C Lattès, 2023). -
Et si demain tout s'inversait
Sonia Mabrouk
- Fayard
- Littérature Française Fayard
- 11 Septembre 2024
- 9782213727899
Et si l'inimaginable devenait réalité ?
Des dizaines de milliers de réfugiés arrivent sur les côtes sud de la Méditerranée. Ils cherchent à fuir une guerre qui s'est propagée à toute l'Europe. Français, Italiens, Espagnols ou Allemands, tous attirés par une nouvelle Terre promise. Des familles entières traquées par les bombardements russes ont dû se résoudre, la mort dans l'âme, à l'exil en terre d'islam.
Entre témoignage intime et pamphlet sur nos sociétés désenchantées, je vous invite à concevoir l'inconcevable qui pourrait advenir demain. Bien qu'il s'agisse d'une fiction dans laquelle j'ai laissé s'évader mon imagination, cette histoire ne vient pas de nulle part. Dans un monde instable, elle est tout à fait vraisemblable.
Ce récit risque de bousculer et de malmener vos consciences. Entre une guerre féroce ou le plus terrible des exils, entre protéger sa famille ou risquer de perdre son identité, quel choix feriez-vous ? La résistance ou l'allégeance ? L'heure des décroisades a sonné. »
Sonia Mabrouk, franco-tunisienne, s'est imposée comme la figure incontournable du journalisme politique. Elle est reconnue pour son engagement en faveur de la liberté d'expression et est l'auteur de plusieurs essais dont Reconquérir le sacré -
Partant pour la guerre, le jeune baron prussien Manfred von Richthofen emporte le souvenir de ses parties de chasse dans les forêts de Silésie, les paysages de son enfance et l'image de sa mère, fière de le voir prendre sa place dans une longue lignée de militaires. Il chevauche, altier, martial, parmi les uhlans, les nobles cavaliers de l'empire germanique, songeant déjà aux charges qui lui vaudront la Croix de fer.
Mais le temps des héros est révolu. C'est la première guerre mondiale, celle des tranchées boueuses et des canonnades aveugles, des villages en ruines, des civils affolés et des francs-tireurs en embuscade. Pas d'espace où lancer les chevaux au galop, pas de lumière où faire étinceler l'acier des sabres. Dérouté, maladroit, Manfred se sent plus meurtrier que soldat. L'orgueil ne brillera pas dans les yeux de sa mère.
Reste le ciel. L'aviation balbutiante y réalise ses premiers exploits. Manfred sera pilote. Tous ses rêves de gloire prennent le chemin des nues. En trois ans, il s'impose comme le plus redoutable chasseur du firmament. Là-haut, la guerre redevient digne. Le soleil et le vent se font témoins de duels où la mort n'efface pas la beauté. Adulé par les siens comme par les Alliés, Manfred von Richthofen invente une nouvelle chevalerie, aérienne.
Tout héros a son blason, ses couleurs. Manfred n'en choisit qu'une, dont il fait entièrement repeindre son avion. Ainsi naît la légende du Baron Rouge.
Fasciné depuis l'enfance par Manfred von Richthofen, Stéphane Koechlin lui consacre un récit d'aventures ample et poétique, lumineux, à la mesure du ciel où se déploya le génie de l'aviateur.
Fils du fondateur de Rock and Folk, Stéphane Koechlin était prédestiné à devenir chroniqueur musical. Passionné par les grandes figures du jazz, il leur a consacré plusieurs biographies. Mais l'écrivain, qui vit au huitième étage d'un immeuble parisien, la tête toujours dans les nuages, a bien d'autres sources d'inspiration. Aériennes, bien sûr. Ou, en l'occurrence, et pour être plus précis : aéronautiques. Ainsi s'est-il tourné vers cette légende de l'aviation que fut Manfred von Richthofen. -
-
Frère et soeur Tome 3 : Le retour des Indiens (1980-2000)
Serge Gruzinski, Corinne Vandewalle
- Fayard
- Littérature Française Fayard
- 11 Juin 2025
- 9782213711799
Dans le dernier volume d'une trilogie débutée avec Les Enfants du Château -Vaissier et poursuivie dans Libres tropiques, Serge et Corinne racontent ce que fut pour eux le retour en France après leur double expérience d'un horizon qui s'était ouvert sur le monde. Le lecteur découvre comment, après des années on the road, une hippie retrouve en province une stabilité familiale, professionnelle et culturelle entre théâtre et écriture. Et comment un chercheur à l'aube d'une belle carrière académique, après des années mexicaines, fait face aux âpres réalités de la France des années-Mitterrand balayée par le sida.
Ces tranches d'expériences vécues, narrées au plus près de leurs impasses et de leurs bouleversements, parlent, chacune à leur manière, du xxe siècle au moment où il bascule dans la grande épreuve de la globalisation.
Diplômée de l'École supérieure de Commerce de Lille, Corinne Vandewalle fut emportée par le mouvement hippie. Après de nombreux séjours en Orient, au Maroc et aux États-Unis, elle pratique et enseigne le yoga en Vendée.
Serge Gruzinski est historien, spécialiste de l'Amérique latine. Il a publié entre autres chez Fayard La Guerre des images (de Christophe Colomb à Blade Runner - 1492-2019) (1990), La Machine à remonter le temps (2018) et plus récemment Quand les indiens parlaient latin. Colonisation alphabétique et métissage dans l'Amérique du xvie siècle (2023). -
« L'expatriation démultiplie l'intensité. Des peurs, comme du bonheur. Au milieu du gué de la quarantaine, c'était maintenant ou jamais. Partir pour se retrouver.
Dans cette aventure, je ne suis plus aux manettes. Je m'apprête à suivre mon mari, à mettre ma carrière sur pause, à gérer l'intendance.
Après trois ans au Japon, je rentre non pas changée, mais enrichie des vies que j'ai croisées et de celles que j'ai imaginées, au fil de nos périples. De Tokyo à Hiroshima, j'ai saisi ces mains tendues à travers les âges, qui m'ont effleurée devant un jardin de pierre, sur un futon dans les courants d'air froids d'une auberge l'hiver. Comme les plis des obis, que les Japonaises se transmettent de grand-mère en petite-fille, nos vies sont liées.
Ce carnet de voyage est une ceinture de soie qui enserre le présent, mais qui retient aussi en son sein les sourires, les pleurs, les joies et les douleurs de celles qui l'ont portée, de ceux qui l'ont caressée ou dénouée. »
-
Pour tout l'or du monde : une enquête intime sur les traces des Troadec
François Rousseaux
- Fayard
- Documents Fayard
- 28 Avril 2021
- 9782213711690
Orvault, dans la banlieue de Nantes, la nuit du 16 février 2017. La famille Troadec disparaît, et la France observe cette histoire comme une équation impossible : quatre disparus, une maison vide, des traces de sang nettoyées, ni explication ni arme du crime. Une nouvelle affaire de Ligonnès ? Un suspect finit par avouer, les corps sont retrouvés dans le Finistère. Le mobile ? L'or. Un prétendu butin datant de 1940.
François Rousseaux n'a jamais oublié Pascal, Brigitte, Sébastien, Charlotte, les victimes. Il les raconte, avec une pudeur infinie. Dans cette enquête devenue une quête, il dissèque les soupçons et les peurs. Il s'est glissé dans la tête du suspect, il a arpenté les terres brumeuses de l'Ouest, rencontré les protagonistes à l'approche du procès. Il a exhumé, aussi, le mystère de l'or.
Quatre années pendant lesquelles ce journaliste s'est confronté aux frontières de l'intime. En détricotant les secrets et les jalousies d'une famille a priori sans histoire, François Rousseaux livre ici le roman vrai d'un drame hors norme.
-
« En écrivant Pourquoi ma mère me rend folle ?, sur la maladie d?Alzheimer dont celle-ci était atteinte, je ne pensais pas que le livre trouverait un tel écho. J?avais cru écrire une histoire singulière et je découvrais qu?elle était commune à bien des familles.Parmi mes confrères journalistes, l?un d?eux m?a même demandé si j?avais le sentiment d?avoir brisé un tabou. Sur le coup, ça m?a fait sourire. Et puis, à la réflexion, j?ai pensé qu?il n?avait peut-être pas tort. Car en France, à la différence des Etats-Unis, on n?avoue jamais la maladie et on ne parle pas des ravages qu?elle provoque dans les familles. Aucune personnalité publique n?a dévoilé jusqu?à présent sa maladie alors qu?elle frappe, dans notre pays, près de 200 000 personnes nouvelles par an !Il y a encore beaucoup à dire sur la maladie d?Alzheimer, et j?ai eu envie d?écrire cette suite pour ma mère d?abord, mais également pour partager ce que j?ai appris : les prédispositions génétiques, le caractère héréditaire de cette maladie ? bref, raconter ce que les savants connaissent mais pas le grand public. Heureusement, le regard sur la maladie change. De nouveaux médicaments, des thérapies comportementales apparaissent. J?aimerais aussi redonner un peu d?espoir à ceux qui croient qu?il n?y en a pas. »
-
« La première anomalie est apparue très tôt chez moi. J'étais encore un nouveau-né quand a été décelé un reflet au fond de mon regard. À seize ans, j'ai été plongé dans le noir, cessant définitivement de voir.
C'est en devenant aveugle que je suis devenu un vrai cavalier. Aujourd'hui, je monte seul, guidé à l'oreille, dans des compétitions avec des cavaliers de saut d'obstacles valides. Je fais partager mon expérience en tant que conférencier et consultant. Je ne crains pas de vivre en suivant mes rêves. Ma passion pour les chevaux a enfoncé les barrières de la différence et m'a appris que prendre le risque d'échouer, c'est se donner une chance de réussir. » Préface de Guillaume Canet -
À la question « Où êtes-vous née ? », Patricia Loison répondait toujours : « Je suis arrivée à l'aéroport d'Orly, en 1971. » Comme si tout ce qui précédait son adoption n'avait jamais existé.
Il a fallu qu'un événement violent, intime, vienne ébranler sa vie pour réaliser que tout cela n'était que légende. Avant d'arriver, Patricia Loison était née de mère inconnue, à New Delhi. Et de cette première séparation, dormait la douleur trop longtemps niée d'avoir été abandonnée.
Plus de quarante ans après les faits, Patricia Loison part donc, en fille autant qu'en journaliste, à la recherche de cette mère biologique, grande absente du récit familial. Où est-elle ? Pourquoi les Missionnaires de la Charité n'ont-elles pas gardé sa trace ? Comment retrouver ces femmes oubliées dont on accueillait les nouveau-nés sans poser suffisamment de questions ? Et surtout, quel est son nom ?
Un premier livre émouvant, autant récit des origines qu'enquête sur le double visage de l'adoption.
Patricia Loison est journaliste. Elle vit au Japon, avec son mari et leurs deux filles. -
« Son regard malicieux, celui d'une camarade toujours prête à rire. Ses cartouches de cigarettes entassées dans un placard près des photos de famille. Ses trous de mémoire de vieille dame, sa difficulté à comprendre la souffrance des autres, pensant qu'elle n'égalera jamais la sienne. Sa manière de parler de maman et papa comme une adolescente qui a encore besoin d'eux pour grandir. Son inquiétude récurrente face à ma situation scolaire. Sa vision bien à elle de la politique, sa peur des rassemblements, de la colère, de la foule. Ses anecdotes heureuses dans des moments de grande tristesse. Son sourire qui efface ses larmes.
Ce sont tous ces petits détails que je retiendrai de Denise, non pas l'image d'une survivante des camps de la mort, mais celle d'une femme à la poursuite du bonheur comme chimère. » La vie du lycéen Baptiste Antignani, qui n'avait rien ressenti lors de la visite du camp d'Auschwitz avec sa classe, a été bouleversée par sa rencontre avec Denise Holstein. Il en a fait un film, Une vie nous sépare, coréalisé avec Raphaëlle Gosse-Gardet et produit par Federation Entertainment, et ce récit. -
« C'est pour me présenter à toi que je te raconte ma vie. C'est comme ça, un Papy, ça raconte. Moi, ça m'a manqué les histoires de famille. Alors je me rattrape. Pour toi ; et pour plus tard. ».
Anita, la première petite-fille de Serge Moati, est née le 15 juillet 2017.
Par cette « lettre » qu'il lui adresse, le grand-père septuagénaire répond à une question qui le taraude : que restera-t-il du monde qui a vu grandir Serge Moati ? Dans les temps à venir, que restera-t-il des Moati (juifs de Tunisie), de la gauche, de la franc-maçonnerie, de la télévision et de ce cinéma qu'a tant aimés le réalisateur ? Bref, du monde d'avant, le sien.
C'est donc porté par cette urgence de transmettre ses histoires et ses valeurs que Serge Moati a affectueusement pris la plume. Aidé d'un outil bien particulier, une « ardoise magique » qui lui permet de réanimer les souvenirs les plus enfouis, il fait revivre son passé, donne chair à sa mémoire, pour permettre à sa petite-fille de savoir ce qu'elle porte en elle.
De la Villa Jasmin de Tunis au pensionnat parisien en passant par la perte de ses parents à tout juste onze ans, la rencontre décisive avec François Truffaut et, plus tard, les années Mitterrand, Serge Moati raconte, à sa façon, les moments essentiels de sa vie. Un récit biographique à la fois drôle et émouvant autant qu'une ode à la transmission.
-
L'ennemi intérieur
Nicolas Forissier, Raphaël Ruffier-Fossoul
- Fayard
- Documents Fayard
- 11 Mai 2022
- 9782213720791
J'ai 23 ans et je vais mourir.
Nous sommes en 1992.
La science ne se trompe jamais. Je suis atteint d'une maladie incurable.
Je ne devais donc pas devenir, trente ans plus tard, l'homme qui allait faire exploser le schéma bancaire mondial. Cet auditeur inconnu, courtisé par les services secrets, qui finirait par coûter 1,8 milliard d'euros à UBS, le géant mondial de la gestion de fortune.
Mais la médecine m'a accordé un répit. Pour, enfin, vous raconter mon histoire.
Celle d'un lanceur d'alerte, pour qui le plus dur commence quand tout s'arrête : le départ de l'entreprise est une libération trompeuse.
Je compte bien vivre le plus longtemps possible... -
C'est l'histoire véridique d'un personnage extraordinaire, au destin ironique et à la gloire involontaire. Parti sans un sou pour trouver en Asie centrale les origines de la langue hongroise, Alexandre Csoma de Koros (1784-1842) a fondé la tibétologie, par le hasard d'une rencontre avec un vétérinaire-explorateur, qui le charge d'établir un dictionnaire tibétain. Son université ? Une cellule sans chauffage du Zanksar, la région la plus sauvage de l'Himalaya, où Csoma de Koros est le premier Occidental à pénétrer.
Son travail presque achevé, il rejoint l'Inde anglaise, où on le prend d'abord pour un espion. Mais rapidement l'Asiatic Society, soucieuse de profiter de son savoir, se décide à l'engager, à le rétribuer. Csoma répond avec hauteur : « Si j'étais riche, j'aurais considéré comme un honneur de payer pour accomplir une tâche aussi agréable. Ne l'étant pas, je ne puis accepter aucune somme pour cela. » Alors qu'il se décide à reprendre sa quête linguistique avec, enfin, une chance d'aboutir, le savant obstiné meurt aux portes du Tibet.
Des Carpates à l'Himalaya, le parcours singulier de cet ascète est aussi un fabuleux voyage à travers les langues, les civilisations, les religions, à la rencontre d'autres individus hors du commun, et à l'orée du « Great Game » pour la maîtrise de l'Asie.
Nul doute, Alexandre Csoma de Koros n'est pas un homme de notre temps. Mais il est peut-être celui de l'avenir. -
Un problème avec la beauté, delon dans les yeux ; récit littéraire
Jean-marc Parisis
- Fayard
- 29 Août 2018
- 9782213699073
Enfant solitaire, il jouait dans une cour de prison, non loin de la cellule où Genet écrivait Le Condamné à mort. Quelque 87 films plus tard, dernière star française, son oeuvre d'acteur, les figures, les passions, les époques qu'il porte en lui, son panthéon intérieur, lui confèrent une dimension proustienne. Venu de nulle part, doté du don de plaire et de déplaire, Alain Delon a triomphé, mais aussi payé cher son éclat, sa personnalité, ses convictions, certaines de ses amitiés, sa fidélité à lui-même. La beauté n'est rien sans la liberté qui l'anime.
Dans un récit vif-argent, une fresque à rebours des clichés et des fantasmes, Jean-Marc Parisis peint un caractère, une exception, un destin. Delon comme on ne l'avait jamais vu, écrit.
Jean-Marc Parisis a notamment publié La Mélancolie des fast-foods (Grasset, 1987), Le Lycée des artistes (Grasset, 1992, prix de la Vocation), Avant, pendant, après (Stock, 2007, prix Roger-Nimier), Les aimants (Stock, 2009), Les inoubliables (Flammarion, 2014).
-
" Longtemps j'ai menti. Et j'ai menti de bonne heure. Sur tout, sur rien, pour me faciliter la vie. Mais c'est fini ! Bas les masques ! Je dis tout, j'avoue : j'ai inventé cette Isabelle une facilité littéraire pour affronter quelques vérités douloureuses dans mes ouvrages précédents et me cacher un peu, sans fatigue !. Aujourd'hui c'est fini ! je n'ai plus peur. Je peux dire tout haut ce que je suis : une menteuse professionnelle !. Et puis, une évidence s'est imposée à moi : dans ce pays tout le monde ment, c'est même un sport national. Alors, je veux bien dire la vérité mais pas toute seule ! Je ne résisterai donc pas au plaisir de pointer du doigt les faux-semblants, les faux sincères. Tous ceux qui s'accommodent d'un à peu près. Et ils sont nombreux !. Je vais m'astreindre à cet exercice solitaire et exigeant : tenter de dire ma " part de vérité " sur ce que je vois, sur ce que je sais. Je ne dis pas que tout dans ce livre est vrai. Il faut bien laisser une part au rêve. Mais je ne jouerai plus le jeu du double je. Ce sera moi toute habillée et la vérité toute nue ! Pour les autres le jeu ne fait que commencer. ". Avec humour et impertinence, Françoise Laborde nous livre ici quelques vérités cachées sur elle-même, son métier, la télévision, notre société... et tous ses faux-semblants. Ça va mieux en le disant est son neuvième ouvrage.
-
Au cours du printemps 2000, Emmanuel de Roux a entrepris à pied, un long périple de Dunkerque au Mont Canigou, tout le long du méridien de Paris planté d'arbres à l'occasion de l'avènement du nouveau millénaire. Une traversée de la France de part en part, sur 1350 km, au rythme de Chemin faisant de Jacques Lacarrière.
Ce voyage à travers la France de la Méridienne a fait l'objet d'une série d'articles parus dand Le Monde au cours de l'été 2000. Il était impossible de publier dans un quotidien l'intégralité d'une telle expérience. C'est chose faite aujourd'hui.
-
« Le 20 septembre 1786, une tempête terrible bouleversait la Manche. D'énormes vagues battaient les murs de Saint-Malo, patrie des rudes marins et des grands corsaires... » Telles sont les premières lignes du Surcouf d'Arthur Bernède, publié en 1925, et voici comment il décrit le célèbre corsaire, dont la figure est restée gravée dans sa mémoire d'enfant : « un chevalier de légende, un paladin de la mer nimbé d'une immortelle auréole de vaillance et de gloire... » Né en 1773, mousse à treize ans sous la royauté, puis corsaire sous Bonaparte et Napoléon, très redouté des Anglais qui avaient mis sa tête à prix, Surcouf, devenu armateur, est mort à la tête d'une grande fortune en 1827.
Dans un suspense effréné, le lecteur embarqué dans ce feuilleton historique va vivre tour à tour sauvetages désespérés, attaques de vaisseaux, enlèvements, séquestrations, tentatives d'assassinat, le tout auréolé d'un parfum de passions exacerbées et d'exotisme tout droit venu des Indes...
-
Les plaisirs du journalisme
Claude Angeli, Pierre-édouard Deldique, Stéphanie Mesnier
- Fayard
- 18 Janvier 2017
- 9782213702162
Ce livre est un récit, et pas seulement un hommage aux journalistes et aux dessinateurs du Canard. Un récit qui, preuves à l'appui, démontre à quel point les présidents et chefs de gouvernement sont bien protégés par la Constitution de la Ve République. Ou par l'attitude respectueuse de certains magistrats. Un récit qui décrit par le menu les travers et les dérives de ces « intouchables ».
Quand sept présidents ont décidé seuls d'engager la France dans des conflits qui ne la concernaient pas, ou quand ils ont mobilisé les services de l'État pour protéger leur réputation, ils n'ont jamais eu à s'expliquer devant une commission d'enquête parlementaire. Quand ces mêmes chefs d'État ont pratiqué à haute dose l'espionnage téléphonique, ou couvert des affaires de corruption et d'argent sale destiné à leur parti, à leur entourage, ou à leur cassette personnelle, ils n'ont jamais eu grand-chose à redouter. Et personne n'imagine qu'ils pourraient se voir un jour reprocher leur complaisance à l'égard des pays du Golfe qui ont financé et financent encore des groupes terroristes.
Enfin, les auteurs rendent, documents à l'appui, un hommage qui surprendra. Aux militaires, aux diplomates et aux agents de renseignement qui ont estimé utile de fournir au Canard certains éléments de ce livre. Et à tous les citoyens qui se comportent en « lanceurs d'alertes ».
-