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MaelstrÖm reÉvolution
-
(Grands-)mères en lumière : Huit autrices transmettent l'histoire de leurs ainées afro-descendantes et maghrébines
Uwamahoro Mugeni
- MaelstrÖm reÉvolution
- 6 Novembre 2024
- 9782875055071
Elles sont chercheuses, entrepreneuses, artistes, journalistes, juristes et fabriquent chaque jour l'égalité de genre, d'origine, de culture et de classe.
De quelles racines ont germé leurs ailes ? De mères et de grands-mères pionnières qui partagent trois points communs : l'exil, la solitude à leur arrivée en Belgique et la résilience. Toutes ont vécu le déclassement social et le désenchantement pour pouvoir offrir à leurs jeunes héritières une place dans la société belge. Elles peuvent être fières.
En sortant de l'ombre leurs tranches de vie uniques, leurs (petites-) filles racontent la « grande » histoire du déracinement, un récit collectif de l'immigration féminine d'ascendance africaine, souvent négligé, exotisé ou méprisé. Dans ces pages, elles racontent aussi les moments de joie, les rituels, les souvenirs de fêtes et les notes de musique ; car les vies de ces mères et grands-mères ne se réduisent pas à de tristes trajectoires de labeur. Elles sont faites d'éclats de rire, du sens de la beauté, de la force de la communauté, de sagesse et de spiritualité, de dignité et d'humilité, de solidarité avec les proches laissés au pays et d'amitiés inestimables dans le pays d'accueil.
Parce que l'écriture autobiographique est une façon de transmettre soi-même l'Histoire, ce livre est dédié à toutes les héroïnes de l'ombre qui la font. -
Les danses de Roberto Succo
Véronique Bergen
- MaelstrÖm reÉvolution
- Bookleg
- 14 Décembre 2023
- 9782875054807
Dans ce récit d'une déambulation dans les rues de Bruxelles, la narratrice rencontre un saisissant sosie de Roberto Succo, un jumeau, un double du « tueur de la pleine lune » au visage d'ange. Rêveries autour de lieux, du centre-ville de la capitale, de la forêt, de personnages fantasques (sosies de Veruschka, de Nancy Cunard...). Après Bernard-Marie Koltès, Les Danses de Roberto Succo met ses pas dans ceux d'un revenant, d'une réincarnation du « killer aux yeux de glace ».
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Parvis de Saint-Gilles mon amour : Lettre à Margarida Guia
Krzysztof Styczynski
- MaelstrÖm reÉvolution
- Bruxelles Se Conte
- 10 Décembre 2025
- 9782875055453
Elle était la poésie incarnée, certains diraient un ange, ce qui me tente malgré mes doutes sur de tels êtres.
Elle a consacré sa vie aux poètes, en les clamant dans la rue, dans des endroits insolites ou dans des théâtres avec sa Bibliambule, et à sa Poésie sonore unique en son genre. J'ai eu l'honneur d'être son compagnon et de faire partie de son intimité durant une décennie remplie de créativité. Cette « lettre » est une réponse à sa lettre d'amour de 136 pages qu'elle m'écrivit lors de notre rencontre, elle est aussi une lettre qui crache sur la mort injuste et violente de Margarida Guia.
Tu as construit Bruxelles pour moi et tu hantes aujourd'hui chacune de ses rues de nos mémoires. Tu étais la bienveillance, l'honnêteté, l'Amour et la générosité, tu étais ce que les vivants ont oublié d'être, je veux dire, des Anges comme le sont tes amis que je connais. -
Dans mon ventre il y a une forêt
Stéphanie Lemonnier
- MaelstrÖm reÉvolution
- 13 Mai 2021
- 9782875053947
Une femme part dormir au creux de la forêt amazonienne puis de la mangrove du Gabon pour écouter ses rêves. Elle fait face à la mort et accueille ses bouleversements.
Une méduse, une enfant aux longs cheveux noirs, un figuier étrangleur viennent habiter son ventre et son visage s'irrigue a nouveau.
S'ensuit une profonde métamorphose.
Les rêves de ce texte sont issus des carnets de notes de l'auteure récoltés lors de ses voyages d'octobre 2015 à février 2019.
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Alors que la crise sanitaire actuelle révèle les profondes inégalités sociales et de santé de nos sociétés, cette publication se fait l'écho du monde de la rue, depuis l'expérience des premiers concernés : des paroles recueillies pendant plusieurs années lors de discussions entre personnes sans abri, travailleurs sociaux, quidams, dans des lieux d'accueils bruxellois. Le mal-logement est une épreuve, une honte, un déni de justice, un échec à faire société : on l'entend dans les discours politiques, dans les bouches des experts, dans celles des travailleurs sociaux. On entend aussi qu'être à la rue serait pour certains un choix de vie, ou qu'à cette situation dramatique on ne pourrait rien changer, tout au plus apporter un peu d'aide : un café, un repas, un lit pour la nuit. Les façons de nommer et de montrer ce phénomène sont multiples, plus souvent le fruit de clichés recyclés que d'une réelle écoute de ceux qui, les premiers, sont concernés par cette situation. C'est ce que tente de faire l'ouvrage Paroles données paroles perdues ? qui assemble des fragments d'espaces de paroles entre personnes sans abri, travailleurs sociaux et quidams. Des réunions pour parler, en contrepoint de l'urgence, de l'appel à l'action. Un travail de sélection et de mise en forme de conversations, réalisé à partir des archives de ces réunions filmées pendant plusieurs années. Le livre donne à saisir ce qui précisément se joue au centre des interactions entre ces acteurs : des enjeux identitaires, professionnels et politiques. L'originalité de l'ouvrage réside dans sa forme, inspirée de celle du glossaire, mais surtout dans les questions qu'il soulève, en prenant pour point de départ la parole des personnes sans abri et mal logées. Paroles données paroles perdues ? fait résonner la voix des personnes qui fréquentent les services de l'aide sociale, pour questionner la place, les limites et les possibilités de leur participation, dans un environnement où survie, mises à distance, violences et illisibilités institutionnelles murent l'horizon.
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C'est à partir de la conception du fait que Jim Morrison est un poète à part entière que Bruno Geneste imagine Le Monde selon Jim. Il s'agit d'un récit qui recèle plusieurs niveaux de lecture, avec des images, des visions, vues et vécues à travers son propre regard comme un miroir ou un reflet de celles pouvant avoir été ressenties par Morrison lui-même.
Bruno Geneste parvient dans cet ouvrage à redonner une parole vivante au chanteur des Doors. Dans une étrange communion, il réhabilite le poète, lui redonne tout le sens profond de sa démarche littéraire. Il marche avec lui sur les grèves de plumes et de varechs. Il ressuscite le Roi Lézard dans une psychanalyse verbale d'une teneur émotionnelle, sincère et envoûtante.
C'est ici-même que les poètes des limites se rejoignent, dans les confluents des mémoires, des cris et des images introspectives cueillies dans les lumières noires et les flux des marées incessantes.
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Recueil de récits slam évoquant la jeunesse bruxelloise.
J'avais 16 ans. Et je saisissais pas les codes.
Fin non. J'avais 16 ans et je m'usais à l'école.
J'avais 16 ans et j'te l'jure que j'avais jamais été aussi sûre de ne jamais devenir prof.
J'avais 16 ans, et ma jeunesse désaxée.
Dix ans après, j'déteste autant l'école.
J'flirte toujours mal avec les codes.
Mais dans l'flux d'nos confluences en cours, en classe, dans le couloir, au skatepark, on a combiné nos syntaxes déphasées pour poser un recours dans ces lieux où on a trop longtemps observé grandir nos fièvres d'enfance.
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Combien de choses n'avons-nous pas vécues ensemble à Bruxelles ? Combien d'anecdotes ne t'ai-je pas racontées ? Par exemple. Savais-tu que j'avais croisé Alain Delon ? Savais-tu que j'avais failli écraser mon demi-frère ? Savais-tu que j'avais moi-même retrouvé ma voiture, volée quatre jours avant ? Savais-tu que j'avais, que j'étais, que j'allais, que je pleurais, que j'écrivais, que je voyais un oncologue ? Aujourd'hui que tu perds la mémoire dans une chambre de maison de soins, aujourd'hui que tu ne lis plus, aujourd'hui que nous ne parlons toujours que de tes malheurs, je peux en écrire quelques-unes de ces anecdotes. Elles sont anodines ou capitales. Peu importe. Toutes vraies. Un peu mises en forme. On a sa pudeur. Je les raconte à tout le monde sauf à toi.
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Ce livre n'a pas été initialement écrit. Les paroles qu'il contient ont d'abord été énoncées, enregistrées pendant mes courses, au fil de mes années de livreur à vélo. La matière brute, ce sont des improvisations vocales, une pensée qui se fait plaisir : qui se formule, automatique, sans trop réfléchir, baladée en ville par des mollets qui n'ont pas besoin de penser. Ce n'est pas la pensée marchande, c'est la pensée qui roule, la pensée qui flotte, qui se laisse aller. C'est un livre bourré d'interruptions et de petites histoires par-ci par-là. Je suis sur l'avenue Louise et l'instant d'après, je suis déjà à la moitié de la chaussée de Charleroi. C'est un livre roulant, qui s'est dit plus qu'il ne s'est écrit. Ce livre parle de précarité et d'équilibre, de lutte et de bitume. Pour le lire il n'est pas nécessaire de savoir ce qu'est une clé de huit. Mais ça aide.
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Quichotte à cheval sur une truite en kilt
Claude Donnay
- MaelstrÖm reÉvolution
- Bookleg
- 14 Décembre 2024
- 9782875055101
Quichotte 2.0, à cheval sur son vélo cargo « Italia for ever » et flanqué de Sancho Panzani, livre des pizzas à domicile, la tête farcie à la truite de Brautigan, son friend à confidences.
« Je ne suis pas poète » clame-t-il dans les rues et les venelles, « je patauge dans l'humide, là où se mouillent les égarés, les désarçonnés vidés de leurs étriers par une lance plus longue, plus dure au corps, une lance qui fouille la faille béante sous la cuirasse », tandis que la Big Horn coule dans les rues de Bruxelles ma belle et que Dulcinana slamme des vers « cousus de lune et de rires sans fin, juste pour tenir à distance la raison et les mains qui s'effilochent dans la solitude ». -
Chemins de la Grand-Place (Bruxelles alchimique)
Caroline Bouchoms
- MaelstrÖm reÉvolution
- Bookleg
- 11 Décembre 2021
- 9782875054104
(Bruxelles alchimique)
Un clochard ensoleillé, un archange un peu barré, quelques personnages historiques vous emmènent sur le parcours secret de la Grand-Place de Bruxelles.
Ce petit conte mystico-Bruxelles'air aux accents burlesques dévoile les dessous alchimiques d'une architecture pensée par des initiés. -
La parabole de la brisure
Jalal El Hakmaoui
- MaelstrÖm reÉvolution
- Daba Maroc
- 8 Février 2013
- 9782875051264
Je suis cassée. Cela s'est passé sur ma colonne vertébrale à hauteur d'Atlas mais même Axis a pris un sale coup. Ils disent que je suis tétraplégique. Aucun de mes membres ne bouge ni ne s'étire. Plus personne jamais ne réchauffera le froid de l'immobilité envahissant mes os un par un de haut en bas.
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Je suis descendu au terminus et j'ai marché, tête baissée, comme d'habitude. Je voyais comme pour la dernière fois, les murs, les balcons, les arbres, les passants, le vaste ciel, les voitures. Effrayé de mes propres sentiments, je me suis dit, en guise de condoléances, que la vie n'avait été pour moi qu'un rêve assourdissant. L'enfant qui jouait dans la salle de bains et qui collait son visage à la vitre, c'était moi, sans aucun doute, me disais-je en marchant. Je me suis détourné de mon enfance pour revenir à moi-même, comme je le fais parfois. Il est vrai que je n'en suis pas guéri, de cette enfance.
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« Ce n'est pas dans le monde du spectacle que j'ai trouvé ma danse, mais plutôt dans la retraite. La danse est devenue petit à petit ma divinité. C'est ma dévotion, et dans cette danse, il y a tous les êtres qui m'aident sur ma voie, les aides du passé et du présent. » C'est par cette phrase extraite de l'entretien exclusif qui complète cette réédition de son livre « La Voie qui Danse » que Yumma Mudra illustre comment, à travers de nombreuses péripéties, s'est dessiné, sculpté son chemin de vie, depuis un destin nomade d'enfant prodige, vers l'accomplissement actuel de la Trance Lucid Dance, en compagnie de Raji Chorésophe. Dans la première édition de son autobiographie (chez François Bourin, épuisé), Yumma Mudra fait le récit de sa vie pleine de rebondissements, marquée par la célèbre affiche « j'enlève le haut, j'enlève le bas », et pourtant essentiellement nourrie de retraites spirituelles, de silence et de dévotion. Enrichi d'une préface de la danseuse Monica Roncon, son amie et une de ses plus anciennes élèves du réseau Danza Duende Network, la présente édition complète l'incroyable récit de vie d'une grande artiste, profondément investie dans sa mission de transmettre la Chorésophie : une voie de sagesse par l'expérience intérieure du geste.
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L'artiste raconte son pèlerinage initiatique sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Durant sept ans, elle réalise plusieurs périples, sans plan ni téléphone portable, avant de retourner dans son atelier pour y réaliser des peintures spontanées. Elle décrit notamment les épreuves traversées durant cette expérience, mais aussi ses nombreux bienfaits.
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Chaque matin, durant cinquante-six jours, seule dans un réduit d'un mètre sur un mètre Chiara Mulas a proposé un miroir unique à la mort, mais aussi à la vie, c'est-à-dire à la résurrection.
Ses titres qu'elle a joints à chacune de ses oeuvres sont des questions politiques et philosophiques qu'elle pose à la maladie du monde et à son esthétique.
56 JOURS. Chaque jour du confinement, l'artiste plasticienne Chiara Mulas réalise une création : un masque pour conjurer le sort et comme un acte poétique de résistance à l'isolement et à l'immobilisme imposés aux artistes en ces temps troubles. Chaque jour ces autoportraits en masques sont publiés sur les réseaux sociaux et aujourd'hui commencent une autre vie : celle d'un livre, d'expositions, de performances de l'artiste sarde installée à Toulouse. -
Brocante exemplaire où le riverain peut être voisin, où la lie populaire qu'on tente de chasser de ces rues y abonde sans conflictualité, où l'autosuffisance de certains parvenus est annulée par le flot d'énergies et d'échanges simplement vécus et vécus simplement, où des habitants sincèrement soucieux du temps social se reconnaissent, et où tout visiteur curieux est un invité. Où des stands regorgeant de richesses de grand-mères jouxtent des stands regorgeant d'exubérances démunies méditerranéennes, qui jouxtent des caisses de punks, des tables de menuisiers, des porte-tringles de délicatesse vestimentaire, des fonds de bibliothèques assumées, des trottinettes, des chaises longues en osier, le barbecue du boucher - sans que les mites de l'idéologie régnante, ni les mites de ses avatars, n'aient de chance de venir y pondre, en tout cas pas ici et maintenant.
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Tu es invité pour une lecture de ton nouveau livre édité dans une librairie près de la place Jourdan. Tu as rajeuni dans ce voyage. Le rêve se poursuit. Prendre la parole en public est un défi pour l'enfant timide que tu étais. Tu reconnais la couverture de ton livre, mais le contenu ne correspond pas. La photo sur la quatrième de couverture te ressemble. Mais les lignes écrites ne sont pas les tiennes ! Comme si quelqu'un était intervenu pour te perturber. Quel est ce personnage inconnu qui te déstabilise ? Est-ce ton angoisse ? Tu dois improviser. Pas terrible. Les gens quittent la salle. Les rêves réalisent tes échecs. Ils affaiblissent tes réussites de ta vie active. Deux vies parallèles que tu mémorises. Tu choisis un bassiste pour t'accompagner. Tu te mets à danser sur scène. Tu libères ton corps. Une chorégraphe t'invite à poursuivre la danse.
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Archéologie : 12 miniatures
Abdelfattah Kilito
- MaelstrÖm reÉvolution
- Daba Maroc
- 8 Février 2013
- 9782875051295
Adam vient de goûter au fruit interdit ; il a mordu dans la pomme et il est condamné à la rouler éternellement dans sa bouche. Sa bouche grande ouverte est amère. Le gigantisme de la pomme est à la mesure de l'énormité de la faute. De la même couleur que la pomme, une fleur. À y regarder de près, cette fleur est un visage.
Quel visage ? -
À quelques jets de pierre de la côte méditerranéenne se terre une modeste demeure parmi d'autres, moins modestes. Une maison sans étage, un deux-pièces pourvu d'une toiture plate aménagée en terrasse. Une natte habille une partie de la plate-forme et une tonnelle de fortune préserve ses habitants des regards indiscrets. Une mère face à sa fille. Une fille face à sa mère. La fille a vingt-quatre ans, la mère la devance de quelque dix-huit printemps. Assises en tailleur, elles s'observent dans une position identique, comme pour être mieux en phase l'une avec l'autre.
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Chats de Bruxelles et autres nouvelles
Mohamed Zelmati
- MaelstrÖm reÉvolution
- Daba Maroc
- 8 Février 2013
- 9782875051363
C'est ça, la mer ?
Quand je suis descendu du bus, j'ai vu l'étendue d'eau vert clair, les vagues qui se brisaient sur les rochers de la plage... Il y avait des hommes avec des cannes à pêche, comme taillés à même la roche de basalte, sombre et poreuse... Un peu plus loin, des vélomoteurs garés... Une odeur de transpiration, de vapeurs d'essence, des agents de la circulation... J'ai suivi une rue étroite menant vers le centre de la ville, surpris par la taille élancée des palmiers, les petites boutiques agglutinées des deux côtés de la rue... C'était un matin frais mais je n'étais pas en état d'en apprécier toute la saveur, au sortir de ce bus pourri et nauséabond comme une poubelle. -
Boualem, contrairement à ce que j'imaginais, ne parut pas emballé lorsque, de retour à Saint-Denis, je lui racontai dans le détail la «petite saga» de Walid ainsi que le cadre somptueux et idyllique dans lequel il vivait désormais. Le «fabuleux destin» de mon vieil ami d'enfance, même émaillé d'épisodes croustillants, le laissait indifférent mais ne manquait pas néanmoins de l'irriter. «Un pédé faux Juif devenu gigolo, tu appelles ça un fabuleux destin, toi ?»
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Ma maison flamande
Abdelmounem Chentouf
- MaelstrÖm reÉvolution
- Daba Maroc
- 8 Février 2013
- 9782875051240
Marianne semble tendue ce matin. Je l'ai constaté en la saluant comme d'habitude d'un simple hochement de tête. Lorsque nous nous sommes quittés hier, elle était joyeuse comme une fleur imbibée de rosée ; maintenant elle est sombre comme une vieille rancune. Je m'aperçois alors qu'elle a répondu à mon salut d'une voix froide avant d'aller se réfugier au fond de la salle à côté du vieil ordinateur de la marque «Compaq», les bras croisés autour d'une bouteille d'eau minérale.
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Un jour, un homme sortit d'un hangar.
(«Cette phrase, grommelles-tu in petto, le sourcil froncé, je la connais, elle m'est familière, je l'ai lue quelque part.» Tu lèves les yeux, tu abandonnes la lecture de mon texte, si vite orphelin de toi... «C'était où ? Je suis sûr(e) de l'avoir déjà vue...» Ne cherche plus. C'est exact, lecteur/lectrice : cette phrase ouvre le roman intitulé Cherokee, écrit par Jean Echenoz, grand auteur français. Allons, calme-toi, reprends le fil de la lecture. Rassure-toi : Je l'ai fait exprès. Ce n'est pas un plagiat. Je veux méditer (avec toi) cette phrase. Elle en vaut la peine. («Comme la tête de Danton ?») Tiens, tu es espiègle, toi. Tu m'amuses. Oui, si tu veux. Comme la tête de Danton. Et même plus. Tu vas voir.)